Article de Paris Normandie
Juin 2017


Article de Paris Normandie
13 décembre 2016


Françoise LEMAITRE-LEROUX
Sport et intériorité

Les cimaises de la galerie Art-Culture-France qui a ouvert ses portes à Caen en septembre 2011, accueillent en ce mois de décembre (2012) un choix d'oeuvres englobant plusieurs périodes de l'artiste Françoise Lemaître-Leroux, internationalement connue, notamment dans le milieu sportif auquel elle voue son travail.

Formée aux Beaux-Arts de Rouen aux côtés de Robert Savary, Françoise Lemaître-Leroux a remis son art en question suite à sa rencontre-choc avec Dali en 1985. Après un court passage par le surréalisme, elle a finalement opté pour l'hyperréalisme. Un hyperréalisme qu'elle traite d'une manière très personnelle autour de thèmes réputés masculins tels que le sport, la compétition, le dépassement de soi. Cela ne l'empêche pas de s'attacher aussi à l'être humain et à ses mystères car son oeuvre laisse transparaître un intérêt certain pour la voie intérieure.

Le sport s'illustre ici à travers l'équitation, le rugby, le polo, le vélo, la course automobile, la moto... Le cheval reste donc très présent, qu'il soit vapeur ou de chair et de sang. On le retrouve dans un rêve d'enfant, dessin polychrome sur carton d'une belle profondeur. Mais aussi sur les dessins et études des Fêtes Jeanne d'Arc (aquarelles), Garde Républicaine à Rouen ou la course montée. Et dans la version vapeur à travers les nombreuses représentations de voitures de course (souvent rouges), de pilotes, de trophées et de blasons : Hommage à la Scuderia Ferrari, Vision de Léonard de Vinci (mélange d'époques), Le Prince Rouge, Les marches de la gloire, Le Sphinx pilote, Sanguine Porsche, Team Renault...

Le mouvement comme le dessin est toujours juste. Il a la même précision que le tir du golfeur ou du joueur de polo. La notion de vitesse est également très bien rendue au point de donner à certaines oeuvres un léger côté abstrait, Compétition, Impression, Action, Cyclistes sur piste... Beau mouvement autour du ballon avec La Touche (rugby), du jeu de polo, Joueurs, sur le green avec Le Golf où la vitesse du geste devient spirale, Le golfeur (dessin polychrome sur carton), Le mouvement du golfeur avec un traitement tout autre (acrylique et feuille d'argent sur toile) où le mouvement est décliné.

Bien différente est l'approche du golf avec Intrigue ou Trajectoire où les crosses et balles deviennent visage et énergies sur fond noir, feuille d'or et d'argent. L'artiste réinterprète encore la figuration avec Balle de golf, Rugby, Rêve musical, ou la retrouve pleinement avec un magnifique Coq sportif aux couleurs patriotiques sur métal et fond à l'aspect canevas. Nous pourrions aussi citer le clin d'oeil à la conquête de l'Amérique et du même coup à notre Armada rouennaise, Les voiles de la Liberté.

Les oeuvres à tiroirs de Françoise Lemaître-Leroux, qui délivrent souvent un ou plusieurs messages, sont des dessins sur carton ou des aquarelles, des toiles aux couleurs vives peintes à l'acrylique dont les fonds parfois proches de l'abstraction sont feuilles d'or ou d'argent, de la peinture acrylique sur métal... L'artiste qui maîtrise parfaitement son art est tout aussi à l'aise dans l'une ou l'autre de ces manières. D'ailleurs, comme tout bon sportif, elle aime se confronter à la difficulté technique, se donner des défis.

Françoise Lemaître-Leroux prépare actuellement une nouvelle exposition qu'elle présentera à Rouen (Galerie Rollin) du 29 janvier au 13 février prochain (2013). Le public pourra y retrouver quelques oeuvres visibles en ce moment à Caen, et de très récentes nouveautés. Le vernissage de cette exposition aura lieu le 29 janvier 2013 à la galerie Rollin, en présence de Rémy Julienne, cascadeur de renommée mondiale.

Elisabeth Le Borgne
Les Affiches de Normandie - Mercredi 19 décembre 2012


Françoise LEMAITRE-LEROUX
Le sport s'expose à Art-Culture-France

Ancienne connaissance de DALI, Françoise LEMAÎTRE-LEROUX fait partie des rares artistes spécialisées dans le sport.

Quel a été votre parcours artistique ?
J'ai été formée à Rouen, ma ville d'origine, à l'école des Beaux-Arts sous la direction de Robert Savary, lauréat du Prix de Rome. J'ai commencé par des oeuvres d'inspiration impressionniste jusqu'à ma rencontre avec Salvador DALI en 1985. Sous l'influence du maître, j'ai abandonné l'impressionnisme pour le courant dit hyperréalisme. Le sport m'a dès lors servi d'inspiration. En 1992, j'ai eu l'honneur d'être désignée peintre officielle des Jeux Olympiques de Barcelone.

Vous avez ensuite affirmé une préférence pour les sports automobiles ?
Je dois mon intérêt pour les sports automobiles à une seconde rencontre, celle de Roger BIOT, grand journalsite sportif (au quotidien Paris-Normandie de 1950 à 1991, NDLR). Il m'a suggéré de m'intéresser à la Formule 1. Bien lui en a pris. Le milieu m'a finalement adoptée. J'ai notamment travaillé pour le compte de Jean ALESI, ou encore Jacques LAFFITE. En 2001, j'ai été invitée à exposer dans le cadre du Grand Prix, à Monaco, par la Principauté.

Quels sont vos projets ?
Dernièrement, je travaillais sur commande, dans un cadre précis. J'aimerais aujourd'hui réaliser des oeuvres plus personnelles. J'envisage de revenir à une conception "dalilienne" de l'art : à plus de mouvement, d'originalité, de composition, en d'autres mots à plus de liberté.

Ouest-France
Mercredi 12 décembre 2012


Françoise LEMAITRE-LEROUX
« Devenir afin d'exister »

Fruit de plus d'un an de travail, l'ouvrage qu'Art-Culture-France vient de consacrer à Françoise Lemaître-Leroux éclaire l'itinéraire quasi-initiatique d'une artiste qui ne cessa jamais de croire à son rêve d'enfant.

A travers l'ouvrage qui lui est consacré Françoise Lemaître-Leroux, évoque les rencontres qui, d'étape en étape, lui valurent une certaine reconnaissance, notamment par le biais du sport automobile et la célébration des « Dieux du stade ». Devenir afin d'exister, le sous-titre du livre qui retrace sa carrière, définit assez bien la nature de cette femme de caractère. Parle de l'héritage postimpressionniste, Françoise Lemaître-Leroux fut vivement encouragée par le critique Roger Parment et le peintre Robert Savary, lauréat du Grand prix de Rome et de la Casa de Velasquez, qui lui permit de s'inscrire à l'Ecole des Beaux-Arts de Rouen. Mais c'est de sa rencontre avec Dali, qui la reçut sans protocole dans sa maison de Port-Lligat, qu'elle retira sans doute la plus grande stimulation. A partir de cet épisode, qui la marqua à tout jamais, Françoise Lemaître-Leroux prit conscience de l'importance que le dessin allait prendre dans son œuvre. Un tournant décisif s'amorça alors, qui l'amena sans transition vers l'hyperréalisme, domaine où elle devait rapidement trouver sa voie grâce au thème du sport, fréquemment abordé de façon symbolique.

Regroupant de nombreux témoignages émanant du monde artistique et des milieux du sport de haut niveau, cet ouvrage publié en version bilingue (anglais/français) ne compte pas moins de 150 pages illustrées. D'abondantes reproductions en couleurs montrent à la fois l'évolution et la progression de l'artiste qui nous fait part des réflexions que lui inspira sa démarche : « La maîtrise du dessin est à la base de toute peinture. Sans dessin, on ne peut rien faire. Aucun tour de passe-passe ne saurait le remplacer. » Le livren passe ne revue les grands moments de sa vie : exposition réalisée à l'occasion des Jeux Olympiques de Barcelone (1992), Musée Olympique de Lausanne (1993), Salon des Artistes Français, Paris (2001), Exposition « l'art emmêlé » à l'Hôtel de Ville de Paris (2003), Hommages à la Scuderia Ferrari, exposition au Centre National du rugby de Marcoussis (2008), exposition officielle au Musée Olympique de Varsovie (2010), sans parler de ses rencontres emblématiques avec Jean Alesi, Jacques Laffite, Jean-Pierre Beltoise, Jean Todt et bien d'autres célébrités…

Pratiquant l'acrylique sur toile, panneau ou papier, Françoise Lemaître-Leroux y incorpore parfois la feuille d'or ou d'argent. Elle se montre d'une rare habileté à nous faire ressentir la fièvre de la compétition, mais se révèle tout aussi douée pour le dessin documentaire, comme l'atteste la série qu'elle consacra aux fontaines de Rouen qui eussent mérités, à elles seules, une publication (Encre de Chine sur carton).

Luis Porquet
La Affiches de Normandie - Actualités de Arts - 2011


Françoise Lemaître-Leroux
trente ans de peinture à l'Atelier des Arts

Trente années de peinture, cela mérite d'être fêté, surtout quand on possède une oeuvre, Françoise Lemaître-Leroux n'a pas voulu manquer l'événement. C'est sur les cimaises de /'Atelier des Arts, à Rouen, qu'elle présente, pendant trois mois, une rétrospective de ses travaux. De l'impressionnisme à l'hyperréalisme, elle a mené à bien une quête nourrie de temps, d'espace et de musique.

L'itinéraire par lequel un peintre est amené à passer procède rarement de la ligne droite. Il est tributaire des étapes, des questionnements, des doutes et des rencontres de sa vie. Pour Françoise Lemaître-Leroux, ce fut Dali qui provoqua l'impulsion décisive. Ayant eu l'opportunité de montrer ses travaux au peintre surréaliste, elle en reçut de précieux conseils lui enjoignant de perfectionner ses dons pour le dessin en devenant son propre maître. Son nom n'était-i! pas prédestiné pour cette mission ? On sait que le dessin n'est plus, depuis longtemps, l'obsession des écoles d'art qui lui préfèrent souvent la glose pseudo-intellectuelle, les montages vidéographiques et les installations, objectifs beaucoup plus «branché ». Mais avant d'être créateur, il n'est pas vain d'approfondir certaines règles pratiques du métier. Car peindre, comme écrire, n'est pas moins un métier que d'installer une salle de bains. Le talent seul ne s'apprend pas bien qu'il puisse se perfectionner. Soutenu par un travail de chaque instant, il fait toute la différence entre un simple diplômé et un artiste pleinement accompli.

Fort des encouragements du maître catalan, Françoise Lemaître-Leroux redoubla d'énergie et de concentration, résolue à parfaire sa technique en travaillant avec constance. L'énergie de Dali, qu'il faut avoir connu pour s'en faire une idée objective, fut le combustible de sa métamorphose. «Une rencontre comme celle-là vous marque pour la vie» aime-t-elle dire. Délaissant natures mortes et paysages pour se tourner vers l'automobile, notre peintre décida de placer la barre plus haut. La scuderia Ferrari allait bientôt devenir son thème d'inspiration. Si elle n'est pas une fin en soi, la vitesse est une manière de relever le défi du temps. Les chevaux vapeur vinrent donc se mêler aux pur-sang, autre sujet de référence des grandes années de transition. Le lien n'eut aucune peine à se faire. "Quand je me mets à travailler, je me transcende et je rentre dans le sujet. J'ai découvert cela sur le terrain. L'essentiel est d'être sincère. La sincérité m'apparaît comme une forme de pureté. Nous ne sommes que vibrations...» explique Françoise Lemaître-Leroux, toute à sa joie de préparer son exposition de Rouen. N'hésitant jamais à glisser quelque symbole dans sa peinture, elle a fait de son travail une manière d'ascèse spirituelle, une ascèse adaptée à ses dons. Actuellement, c'est au thème du golf qu'elle se consacre depuis peu. La netteté engazonnée du green, les gestes précis des sportifs et la chorégraphie du jeu la fascinent et la galvanisent, un peu comme le ferait une œuvre musicale, autre thème qui, depuis longtemps, suscite son intérêt. La femme et le golf, voilà une rencontre que l'on n'attend pas forcément...

A l'Atelierdes Arts, on pourra donc voir ou redécouvrir des œuvres de chaque période, histoire de retracer le cheminement de cette femme pleine de ressort et d'énergie. Regarder en arrière permet parfois de mieux se projeter vers l'avenir. Et Françoise Lemaître-Leroux ne semble pas manquer de projets.

Luis Porquet
La Affiches de Normandie - Actualités de Arts - 2009


Françoise Lemaître-Leroux
Quand le sport fait vibrer l'artiste

Née à Dieppe en 1948, Françoise Lemaître-Leroux s'installe à Rouen en 1967. Avec une vocation certaine pour le dessin, c'est en 1976 qu'elle décide de se consacrer à la peinture.

Rien est trop beau, trop fou, trop parfait, pour cette femme au tempérament passionné. De la complicité de son enthousiasme toujours renaissant, de sa fougue coloriste et de son graphisme, sont nés des oeuvres très vivantes, voire explosives. Son style post-impressionnisme est né de cette turbulence des mouvements et du mélange de ses couleurs. A l'aise dans le dessin, l'aquarelle et la peinture à l'huile, le peintre s'affirme et ses nombreuses oeuvres en témoignent. Ses toiles expriment une grande force picturale et un équilibre vigoureux dans la composition.

En 1989, elle s'engage dans la voie du surréalisme, corps, mouvements et autres matières hantent ses toiles d'inspiration dadaiste. Après ce surprenant virage du post impressionnisme au surréalisme, l'artiste est en quête perpétuelle de nouveaux horizons de nouvelles sensations. Passionnée de golf, d'équitation, de course, de cyclisme... C'est dans le sport qu'elle trouve sa voie en 1990. Avec les J.O. de Barcelone, Françoise Lemaître-Leroux prépare sa plus prestigieuse exposition dans la galerie d'Art du Reial Automobile Club de Catalunya.

D'ores et déjà l'artiste a rassemblé de nombreux documents sur la capitale de la Catalogne, afin de pouvoir associer l'athlète à l'histoire de la cité. Parallèlement une dizaine de tableaux seront exposés à l'Hôtel Princess Sophia. Ambassadrice de charme Françoise Lemaître-Leroux, dans les locaux de l'ambassade de France à Madrid, remettra à son Altesse Royale Juan Carlos une toile réalisée en son honneur.

Considérée à juste titre comme l'un des artistes les plus créatif, sa parution a déjà fait le tour de France et de l'Europe. L'Amérique lui tend les bras .... Si vous souhaitez en savoir ou en voir davantage, une exposition de ses toiles en partance pour l'Espagne sera présentée en primeur au Crédit Agricole du 26 avril au 15 juin, rue Jeanne d'Arc à Rouen.

Mélange de dessins, mariage d'une recherche méticuleuse de documents, harmonie des couleurs et
juxtapositions d'éléments, sont les points forts de son style.

L'essentiel de Rouen
1992


Françoise Lemaître-Leroux première médaille d'or des J.O. de Barcelone !

Qui l'eût cru ? Personne ne pensait sincèrement que nos athlètes « partiraient » si fort. Question athlètes d'ailleurs, notre première « médaillère » en est une à sa façon. Françoise Lemaitre ne cherche pas à courir plus vite que Carl Lewis ou a faire plus de points au décathlon que Christian Plaziat, simplement s'est-elle risquée à faire de ses « touches », un coup de maître. Une manière, quand on est artiste peintre, de taper dans le mille et de conclure avec les organisateurs espagnols des J.O. un curieux mais fameux contrat.

Une histoire simple et, à la fois, une idée géniale que celle qui a germé dans l'esprit bouillonnant de création de Françoise Lemaitre. Il y a de cela à peine un an. L'idée de monter dans cette capitale de la Catalogne, dont on parlera beaucoup dans le monde sportif du 25 juillet au 9 août, une exposition sur la beauté de l'athlète dans l'effort.

Débordant de couleurs

Un rendez-vous avec le président du C.O.J.O., M. Nelson Pailloux et s'ouvrait, courant 91, la porte du bureau du président Samaranch, grand patron des Jeux de Barcelone. Accueil sympathique de tout ce beau monde et, accord de principe puis définitif. Il ne restait plus à Françoise Lemaitre qu'à se mettre au travail. L'expo aura bien lieu. Elle se déroulera du 15 juillet au 15 août dans la prestigieuse galerie du Réal Club Automobile de Catalogne. Un salon sera réservé à Françoise Lemaitre pour y installer ses trente toiles et travaux sur le sport de haut niveau.

Pour atteindre son objectif, Françoise Lemaitre a rassemblé, outre d'impressionnants dossiers sportifs, de nombreux documents sur l'histoire espagnole. Son atelier de la Halle aux Toiles déborde de couleurs et d'idées avec une ligne directrice : l'athlète.

Une toile pour le roi

Les toiles de Françoise Lemaitre font la partie belle à l'athlétisme. Seul petit regret au nom d'autres disciplines un peu trop marginalisées. Cela dit, l'artiste rouennaise en axant le plus gros de son travail sur cette amérique gagnante... et galopante a fait un choix. Ce n'est pas le plus mauvais. C'est en tout cas le sien et, la réussite paraît à la hauteur de l'événement de juillet prochain.

Enfin, Françoise Lemaitre ne pouvait pas « descendre » vers l'Espagne sans aller s'incliner devant le roi Juan Carlos auquel elle offrira une toile où l'on verra le souverain espagnol aux côtés de Christophe Colomb ; tout cela sur fond d'échiquier. Un atout majeur qui prouve qu'en juillet prochain, Françoise Lemaitre ne fera vraiment pas le déplacement pour rien du côté de la superbe église de la Sagrada, l'un des plus beaux joyaux de l'art espagnol.

A noter que les tableaux réalisés par Françoise Lemaitre quitteront Rouen fin juin par la voie des airs. Qui sait si, d'ici là, les Rouennais n'auront pas la primeur de découvrir, avant le public espagnol et les officiels des J.O., cette longue chaîne d'oeuvres sportives qui donnent à l'athlète sa véritable dimension? Un projet qui mériterait d'être étudié, non seulement par l'artiste (qui ne peut pas avoir sous-estime ce «gros» détail), mais également par d'éventuels responsables de galeries ou organismes influant locaux.

Jean-Pierre CARPENTIER
Paris-Normandie - Février 1992

La Rouennaise Françoise Lemaitre au musée de Lausanne

Nouveau succès pour le peintre rouennais Françoise Lemaitre dont deux des toiles viennent d'être « accrochées » au musée olympique de Lausanne.

Après la franche réussite de Françoise Lemaitre lors de l'exposition sur le sport aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, le seul peintre français à être admis à cette exposition intemationale, c'est au tour du musée olympique de Lausanne de s'intéresser aux œuvres de Françoise Lemaitre.

Les deux toiles en question représentent « La foulée de Carl Lewis » et « L'étude des jeux du roi ». Françoise Lemaitre a été reçue dernièrement à Lausanne par le conservateur du musée olympique, M. Jean-François Pahud, au cours d'une manife- station à laquelle s'était joint M. Juan Antonio Samaranch, président du comité international olympique.

A présent donc les œuwes d'une Normande siègent auprès d'originaux sur le château de Mirville, où a vécu un certain Pierre de Coubertin, mais aussi à proximité d'une toile sur les falaises d'Etretat. Françoise Le maitre rejoint donc des ouvrages de prestige dans un musée qui bien qu'ouvert seulement depuis le 23 juin 1993 a déjà enregistré la visite de 70.000 visiteurs.

Rappelons que Françoise Lemaitre avait été aussi l'invitée d'honneur de l'exposition « carrefour des arts » durant l'été dernier à Evian.

 

Paris Normandie
Octobre 1993

Françoise Lemaître-Leroux de New York à la Formule 1

Françoise Lemaître-Leroux est une artiste comblée. Du 1er au 13 mai, deux «de ses toiles seront exposées à New York au Lincoln Center dans le cadre du salon «Lesportaiîsdeî'art», qui présente les œuvres de trente artistes français et autant d'artistes italiens. Le peintre normand a choisi deux tableaux pour traverser l'Atlantique. Le premier représente «Le cheval deî'univers», un cheval blanc qui traverse le temps et les galaxies, dans l'esprit des Walkyries. L'autre toile symbolise un clin d'œil de Léonard de Vinci au monde de la Formule 1. Car Françoise Lemaître-Leroux se passionne pour le sport et la course automobile en particulier. Une passion qui remonte aux jeux olympiques de Barcelone de 1992, dont elle était l'une des peintres officielles. « Je suis une femme de défis et le sport c'est un défi. J'admire également l'œuvre du baron Pierre de Coubertin ».

Avec son fils Christophe, qui a monté la société « Sport et Art », Françoise Lemaître-Leroux a décoré la combinaison de pilote deJean Alesi, qui sera vendue aux enchères samedi prochain à Monaco, au profit de l'association humanitaire Nuitsindiennes du mannequin Sàtya Oblette. La combinaison a été signée par une vingtaine de stars, dont David Coultard, Alexandre Debanne, Franck Leboeuf et Jean-Claude Nallet.

Hyperréalisme

Françoise Lemaître-Leroux n'en est pas à son coup d'essai. Elle avait déjà créé une bague, qui a été offerte à toutes les femmes de joueurs de l'équipe de France de football. Un exemplaire de cette bague, signé par Roger Lemerre et Aimé Jacquet, a été vendu aux enchères à Genève en décembre, sous le parrainage de Zidane et Ronaldo. Le bijou a été adjugé à une tête couronnée de la principauté du Liechtenstein.

Parce qu'elle s'intéresse à tous les sports, Françoise Lemaître-Leroux a peintune toile qui sera exposée à la mairie de Paris pendant le Mondial de rugby qui se dispute en Australie.

Hyperréaliste, comme la plupart de ses œuvres, le tableau fait sentir la compression de la mêlée. L'artiste avoue une profonde admiration pour l'œuvre de Dali, qu'elle a eu la chance de rencontrer, peu avant sa mort, et dont elle garde pieusement une dédicace.

«Je suis un peintre d'écriture. J'écris ce que je vois et je le traduis en tableau ». Françoise Lemaître-Leroux a installé son atelier dans sa maison d'Isneauville, située en lisière de forêt. Elle travaille loin du tumulte des circuits de Formule 1 et des cocktails mondains.

 

Paris Normandie
Avril 2003

Am letzten Samstag eröffnete die französische Künstlerin Francoise Lemaître-Leroux ihre Dauerausstellung im Grand Hotel Park. An der Vemissage präsentierte die Künstlerin vor allem Werke, welche ihre Leidenschaft zum Motorsport und insbesondere zum Formel-1- Grand-Prix widerspiegeln. Was im Rennsport in Sekundenbruchteilen am Zuschauer vorbeizieht, lässt sich in den Bildern von Francoise Lemaître-Leroux für einmal gemütlich und in adrettem Ambiente aus kunstkritischer Sicht betrachten.

Der Sport an sich besteht schon lange nicht mehr nur aus Siegern und Verlierern. Er wird mehr und mehr zur rentablen Unterhaltungsindustrie. Die unterschiedlichsten Berufsgruppen versuchen heute ihren Teil von diesem Kuchen abzubekommen. Gerade die Formel l zeigt sich hier als «Vorzeigeathlet» im Bereich des ständigen Umsatzwachstums. Dass sich die Künstlerin Francoise Lemaitre-Leroux von den Protagonisten, und deren potenten Motoren für ihre Werke inspirieren lässt, erstaunt umso mehr, als der Rennzirkus doch eher als Männerdomäne gilt und die Frauen meist nur mit «gut aussehen» und «Schirm halten» beschäftigt sind.

Lemaître-Leroux - die Symbiose von Kunst und Sport

Die Französin konnte sich jedoch als schaffende Künstlerin in der Männerwelt des Motorsportes mehr als nur behaupten. So hat sie sich denn auch weit über den Motorsport hinaus einen Namen in der Sportwelt gemacht. Während der olympischen Sommerspiele 1992 in Barcelona figurierte die heute bald 60-Jährige (was man ihr übrigens überhaupt nicht ansieht) als offizielle Künstlerin der Spiele. Sie kreierte Briefmarken und zeigte ihre Bilder an einer Privatausstellung beim spanischen König. Bei den Rugby-Weltmeisterschaften in ihrem Heimatland - interessanterweise ebenfalls ein doch eher von Männern geprägter Sport - war Lemaitre-Leroux für zahlreiche Kunstwerke rund um das lederne Ei zuständig. Wer die Ausstellung der Französin besucht, wird aber zweifellos erkennen, dass der Motorsport die wohl grösste Inspiration auf die Künstlerin auszuüben scheint.

Wenn die Motoren im Bilderrahmen donnern

Francoise Lemaitre-Leroux gelingt es in ihren Werken auf eindrückliche Art und Weise, die Bewegung, den Lärm, die Kraft und die Technik des Motorsports auf ihre Bilder zu übertragen. Die Lebendigkeit und Echtheit ihrer Werke erkennt der Betrachter auch ohne absolvierten Kunstgrundkurs an der Migros-Klub-schule. Gerade für den Kunstlaien erscheinen die Werke der sympathischen Französin verständlich und vertraut und gefallen auf Anhieb. Selbst hinter das Steuer eines Formel-1-Boliden hat sich Lemaitre-Leroux übrigens bis heute nicht gesetzt. Sie versetzt sich beim Malen aber immer wieder mental ins Cockpit des Wagens. «Wenn ich male, muss ich mir die Kräfte des Motors innerlich vorstellen können, ich versetze mich dann immer wieder in Gedanken in diese Situationen», so Lemaitre-Leroux. Der Weg eines Werkes von der Entstehung bis zur Vollendung ist dann oft ebenfalls mit einer sportlichen Höchstleistung zu dergleichen. NichT selten gibts zum Schluss wie auf dem Podest noch Tränen.

Ohne Jean Alesi

Ein Protagonist auf den Werken von Francoise Lemaitre-Leroux, der ehemalige Formel-1-Pilot Jean Alesi, hätte die Dauerausstellung an der Vernissage miteröffnen sollen. Alesi war jedoch aus familiären Gründen (seine Frau war an diesem Abend mehr oder weniger auf dem Weg in den Kreisssaal) abwesend. Wenn also Jean Alesi an der Vernissage schon nicht selbst zu Wort kommen konnte, dann soll er doch an dieser Stelle abschliessend und rückblickend auf die Werke der Künstlerin aus Frankreich zitiert werden. «C'est un plaisir pour moi de te dire que ta peinture m'inspire. Vitesse, passion et amour», schreibt Alesi als Dank an Lemaitre. Vitesse, passion et amour - eine gelungene Beschreibung des Schaffens von Lemaitre-Leroux. Und übrigens: Francoise Lemaitre-Leroux stellt ihre Bilder nicht wegen Feriengewohnheiten in Gstaad aus. Gstaad wurde aus Popularitätsgründen gewählt. Französische Popstars sorgen in unserem Nachbarland zurzeit dafür, dass an der MArke "Gstaad" kaum mehr einer vorbeikommt ...

Patrick Bill
Anzeiger von Saanen - Mars 2007

Une artiste de terrain

Pour ses trente ans de peinture, Françoise Lemaître-Leroux expose à l'Atelier des Arts jusqu'au 19 mars.

Médaille des Arts-Sciences et Lettres, diplôme d'excellence du Lincoln Center, premier prix à 'international de Deauville, bientôt la Médaille d'or de la Fédération nationale de la culture française... Le palmarès de Françoise Lemaître-Leroux est à la hauteur de son parcours hors norme.

Ancienne élève de l'école des Beaux-Arts de Rouen, elle réalise ses premières toiles impressionnistes aux côtés de Robert Savary. Mais pour peindre, Françoise Lemaître-Leroux a besoin « d'un défi au bout du pinceau ».

Une carrière qui a débuté à Rouen en 1979

Nommée peintre officiel des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, elle trouve ses nouvelles sources d'inspiration dans le sport. De Jackson Richardson à Sébastien Chabal, elle côtoie alors les plus grands et se plonge dans leur univers pour réaliser des toiles à leur image. « Pour moi, le défi de l'artiste et du sportif font corps », confie-t-elle.

Aujourd'hui, Françoise Lemaître-Leroux célèbre ses trente ans de peinture à l'Atelier des Arts de Rouen. Un retour aux sources puisque sa carrière a véritablement débuté dans laville aux cent clochers le 5 mars 1979. Dans les locaux de Liberté-Dimanche, rue du bac, elle dévoilait alors un portrait de Joe Dassin en présence du chanteur. Si Françoise Lemaître-Leroux se décrit comme « profondément humaniste », c'est sans doute parce que sa carrière est avant tout faîte de rencontres.

Paris Normandie
Février 2009

FRANÇOISE LEMAÎTRE-LEROUX EST NÉE LE 25 NOVEMBRE 1948 À DIEPPE. ÉLÈVE DE L'ÉCOLE DES BEAUX-ARTS DE ROUEN DANS LES ANNÉES 70, ELLE AURA ROBERT SAVARY POUR PROFESSEUR. MAIS C'EST LA RENCONTRE AVEC DALI ET L'HYPERRÉAUSME, EN 1985, QUI VA DONNER UNE VÉRITABLE ORIENTATION À SON ŒUVRE. FEMME DE DÉFI, ELLE TROUVERA DANS CETTE FORME D'EXPRESSION LA POSSIBILITÉ D'ABORDER DES THÈMES FORTS, DOMINÉS PAR LE MOUVEMENT. C'EST POURQUOI L'ESSENTIEL DE SON ŒUVRE SERA CONSACRÉE AU SPORT, UNIVERS HABITUELLEMENT RÉSERVÉ AUX HOMMES, OÙ ELLE AFFIRMERA LA PRÉCISION ET LA PUISSANCE DE SON "COUP DE PINCEAU".

A force de travailler les formes, la vitesse, les mouvements, j'ai éprouvé l'envie de m'attaquer aux voitures. Un ami journaliste, Roger Biot, m'a encouragé dans ce sens et suggéré de préparer une exposition sur le thème de la F1 dans le cadre prestigieux du circuit de Monaco. J'ai alors pris contact avec la Maison de l'Amérique Latine et c'est comme cela que l'aventure a commencé.

Quelles étaient vos connaissances et vos rapports avec ce milieu auparavant ?

C'est un milieu que je méconnaissais totalement, mais le fait de m'immerger dans cet univers m'a littéralement séduite et donné l'envie de le découvrir plus intimement.

Avez-vous rencontré des acteurs de la F1 pour mieux vous imprégner de l'univers de la course ?

Je n'ai pas encore eu cette chance, mais je leur donne rendez-vous à Monaco, à l'occasion de mon exposition. Cela me permettra de dialoguer avec eux, de recueillir leurs impressions sur mon travail, de savoir si je suis dans le vrai.

Combien de toiles avez-vous réalisées et combien de temps y avez-vous consacré ?

J'ai commencé il y a plus d'un an, pour réaliser une série de vingt toiles, dont chacune m'a pris en moyenne quatre semaines.

Quelle impression vous procure cette immersion dans l'univers de la F1 et comment la vivez-vous au quotidien ?

C'était avant tout un défi, puisque je ne connaissais rien de ce milieu. Mais ce n'était pas fondamentalement différent des autres expositions que j'ai eu l'occasion de préparer, car pour moi il s'agit à chaque fois d'une expérience nouvelle. En découvrant cet univers, j'ai compris pourquoi tant de personnes étaient passionnées par la F1, car c'est un monde envoûtant.

Comment vivez-vous la rupture, lorsqu'une œuvre est achevée ?

Dans le domaine de l'art, je pense que la rupture n'existe pas. Lorsque j'ai terminé une œuvre, mon seul regret est de voir partir mes toiles, parce que je fais corps avec mon travail, comme beaucoup
d'artistes d'ailleurs, mais je sais qu'un autre thème suivra, qui me permettra de continuer à 'exprimer.

Le thème ne serait qu'un prétexte ?

Tout à fait. Pour moi, le thème est le prétexte à relever un nouveau défi, parce que j'aime cela. Je donne toujours le maximum de moi-même lorsque j'entreprends une œuvre. Avec l'automobile, par exemple, j'ai découvert un nouvel univers et le fait d'y travailler m'a permis de ressentir la passion de la course. A présent, j'ai hâte de pouvoir vivre cela de l'intérieur, afin de mieux m'en imprégner et d'être encore plus performante dans la poursuite de mon travail sur ce sujet. J'ai la chance d'être un peintre "généraliste". Je peux ainsi tout faire et enchaîner les thèmes sans aucune difficulté. S'il m'a été relativement facile de peindre des F1, c'est peut-être dû au fait que j'ai beaucoup travaillé l'anatomie et que les voitures, de par la fluidité de leurs formes, sont identifiables aux corps des femmes.

Vous semblez privilégier le travail à long terme, en réalisant des séries de toiles sur un même sujet.
Quelles en sont les raisons ?

Cela me permet d'aller plus loin dans ma recherche, car plus on travaille un sujet, plus on le pénètre, plus notre regard s'ouvre. C'est merveiNeux, car chaque nouvelle toile est meilleure que la précédente, jusqu'à la perfection qui est ma quête permanente.

Êtes-vous satisfaite du résultat de votre travail ?

Oui, parce que J'e suis parvenue au bout de mon défi et qu'au travers du regard que l'on porte sur mes toiles, j'ai pu lire l'admiration et l'étonnement, surtout de la part des hommes et cela me plaît beaucoup. Ils sont étonnés que ce soit l'œuvre d'une femme et les spécialistes qui ont découvert mon travail m'ont affirmé que j'avais à présent ma place dans l'univers de la Formule 1 et j'en suis fière.

Votre relation avec la F1 s'arrêtera-t-elle à Monaco ?

Certes non, à moins que les critiques ne soient par trop négatives. J'attends le verdict avec impatience mais sans appréhension. Et si cela plaît, il est probable que je continue, en tirant profit de
l'expérience acquise et des remarques que l'on me fera. Rien n'est jamais définitif dans l'art et j'attends beaucoup du regard des autres pour me remettre en question et évoluer.

Formules Magazine
Mai - Juin 2001

La peinture, une force en moi ...

Issue d'une famille dieppoise - son père était marin -, Françoise Lemaître-Leroux est entrée en peinture, il y a vingt-sept ans, comme on entre en religion. Chevelure blonde coupée très court, un sourire franc et lumineux ponctuant de temps en temps ses propos pleins d'humour, elle raconte, songeuse : "J'ai un immense respect pour la vie, pour les gens. Je sais que, au bout de mon pinceau, il y a la main de notre créateur...". Ancienne élève de Robert Savary et de Gaston Sébire aux BEaux-Arts à Rouen, elle place son art au centre de sa vie, telle qu'elle la conçoit : "J'ai le coeur débordant d'amour pour les autres. Je veux réussir ma peinture pour aider ceux qui souffrent, les enfants, surtout ..." Sensible, solidaire, humaniste, Françoise aime aussi s'investir à fond, effectuant mille taches quotidiennes dans son atelier près de la forêt d'Isneauville. Pétillante, curieuse de tous, respectueuse des êtres vivants qui l'entourent, elle bricole, écrit, coud, répare. Son art ets à ce prix. Vivre à cent à l'heure chaque instant qui passe, les yeux grands ouverts sur son environnement. Pour mieux y rendre compte de ses toiles. Ses oeuvres où les voitures de Formules 1 - après le sport, les nus, les chevaux, et sa période impressionniste du début -, ont pris une place privilégiée. "A force de travailler les formes, la vitesse, le mouvement, j'ai tout naturellement éprouvé l'envie de m'attaquer aux voitures" explique Françoise fascinée par le milieu, pourtant masculin, de la compétition automobile. " Sur les circuits comme dans la vie la course est passionnante " ajoute l'artiste.

Formes et couleurs sur les circuits

Françoise a toujours à l'esprit - ses oeuvres en sont le meilleur témoignage -, cette notion de respect et de mise en valeur de la nature qui nous entoure. Elle y tient particulièrement : "j'ai une chance énorme, c'est d'avoir cette capacité de m'émerveiller, d'apprécier le monde dans lequel je vis. Il suffit que je regarde juste une fois, puis, je sais faire". La peinture, les couleurs, qu'elle met au point à l'aide d'une loupe de joaillier sont, pour elle, la meilleure façon d'apporter de la lumière aux autres pour, ensuite, aller encore plus loin. Participant à de nombreuses expositions dès 1979 - salons de Rouen, de Deauville et de Vascoeuil et en tant qu'affichiste de cinéma pour "Guillaume le Conquérant", en 1987 -, Françoise Lemaître-Leroux réalise, sous le parrainage du Comité national sportif français, une exposition sur le sport à Barcelone, à l'occasion des Jeux Olympiques en 1992. Suite à cet événement, une toile sera remise à son Altesse le Roi Juan Carlos à l'ambassade de France à Madrid. L'art et le sportconstitueront désormais la pierre angulaire de son oeuvre. Musée de Lausanne, Téléthon, et exposition de ses tableaux à bord du navire-école chilien "Esmeralda" à Rouen, en 1994, les salons et expositions se succèdent, en France et à l'étranger. Le Mondial de l'automobile à Paris, en 2000, Circuit de Rouen-les-Essarts, son exposition de toiles à la Maison de l'Amérique latine de Monaco, à l'occasion du Grand Prix de Formule 1 - où le prince Albert et Jacques Laffite furent présents -, seront le prélude à la représentation des voitures de Formule 1 dont elle en a fait le centre de son oeuvre picturale aujourd'hui. "Dans mes tableaux rien n'est dépourvu de vie. Même le caoutchouc, le métal, le bitume, les cailloux sont vivants. Ils constituent le coeur, la pensée de ce que je veux transmettre..." Dans une quête de ce que Pierre-de-Coubertin exprimait déjà en 1912, le sport en tant que tremplin de création artistique.

MS - Paris-Normandie, Version Femme
Mars 2002

LA FORMULE 1

"Vitesse", "Palmarès","Cooper", "Le Damier", "Hommage à Bugatti".....
sont les titres des oeuvres de Françoise Lemaître-Leroux artiste-peintre....son travail s'active sur son support - comme les roues crissantes d'un démarrage de bolide "La Formule 1". Minutie, l'organisation des couleurs dans la présentation des formules sont traitées dans le symbolisme mêlé au surréalisme, tendance accouplée à la pensée de la créatrice. Le sport dans la peinture, une oeuvre de 'poids" mais aussi d'art dans le gestuel maîtrisé. Son écriture franche, décidée, offre aux contemplateurs, l'harmonie de l 'objet -matériel transformé en oeuvreï'art. Un "trompe-l'oeil" bien ancré, où a course offre la réalité de vingt oeuvres les unes aux autres, incomparables, l'exécution esthétique dans une palette le tons éclatants.

Interview : De l'athlète aux bolides ... Elle témoigne de la force humaine

Une artiste hors du commun, une volonté de fer, une avidité d'existence féministe, elle conquiert son égal "l'homme" dans un éblouissement complet.
Françoise Lemaître-Leroux, "du sang de peinture" dès sa naissance, embrasse la carrière de peintre aux beaux-arts de Rouen sa ville natale. L'artiste nous confie "les pigments" de sa carrière au plus grand degré de son talent, son émoi, son envie d'aventure à l'égal de l'homme.

Des études aux Beaux-Arts de Rouen, quelle a été votre première démarche dans la peinture ?
- l'impressionnisme surtout, une adhésion spontanée, un chevalet dans la nature pour retranscrire la nature dans sa beauté première et indéfinissable, des pensées sur les grands maîtres tels Vélasquez et tant d'autres dans ces débuts de tout artiste...

Peu de temps après la fin de vos études, un premier grand prix d'art plastiques vous a été décerné par la ville des Andelys, quel a été le mérite de ce prix ?
- une toile sur les coqs, une peinture à l'eau, une écriture classique où le thème et l'exécution se sont traduits à cette distinctions et peut-être... déjà à un premier pas vers un long parcours. Depuis... plus de 200 oeuvres ont été exécutées.

Vous abandonnez la peinture classique pour une recherche, celle de la vitesse traduite par différents thèmes. Pourquoi ?
- l'expérience, le défi...

La vitesse... de la "Formule" bolide, soit la compétition que représentent-elle pour vous ?
- la force, le milieu masculin dans lequel j'aime évoluer. La femme dans l'univers peut être l'égal de l'homme et l'évolution le prouve... la course dans la vie est passionnante.

Dans une de vos oeuvres, Léonard de Vinci est en exergue. A-t-il une influence sur votre dialogue, dans cette vision de la compétition ?
- il est italien comme l'oeuvre transcrite et fait référence à ce thème. Peintre et savant, mon attirance vers l'homme puissant comme les bolides rejoint mon concept. Ma référence sprirituelle depuis toujours a été le peintre surréaliste Dali.

De ce don inné, n'auriez-vous pas une tendance artistique venant de votre famille ?
- en effet, mon fils Christophe est le créateur des trophées Awards, aussi designer, 32 bagues pour l'équipe de football de France, puis ma fille comédienne Christine Lemler, et mon époux coiffeur, meilleur ouvrier de France, Ambassadeur de la coiffure... ma deuxième fille jumelle... dans la chirurgie dentaire.

Quels sont vos projets après cette exposition "formules" ...
- j'aime avancer dans la vie et travailler dans la difficulté, ma virilité est cachée sous une main parfaitement maîtrisée... mais féminine jusqu'au bout des ongles.

Françoise Lemaître-Leroux est une artiste internationale émérite aux distinctions élogieuses Première Médaille d'or de J.O. de Barcelone 1992, 1er Trophée des journalistes 2000..., elle travaille aux pinceaux n°2, 3 dixième... avec pour compagnon une loupe de joaillier sur divers supports tels bois..., manie l'acrylique, la poudre sur bois, la sanguine, ou l'huile sur toile comme un maestro.

Nicole-Paule Filippi - Artstances
Mai - Juin 2001

Pointure

Dans sa peinture,Françoise Lemaître-Leroux exalte le sport.

La vie de Françoise Lemaître-Leroux bascule le jour où cette Dieppoise formée aux Beaux-Arts de Rouen s'entretient avec Salvador Dali dans la propriété du maestro à Port Lligat. Il lui conseille de travailler le dessin: elle s'exécute, abandonnant illico le style impressionniste au profit d'un hyperréalisme flamboyant. Et décide, par ses tableaux, qui marient acrylique, feuilles d'or et d'argent, de célébrer le sport. LAtelier des arts ses 30 années de carrière. Peintre officielle des JO de Barcelone en 1992, Françoise Lemaître-Leroux illustre le Grand Prix de Fi de Monaco, puis le jubilé de Jean Alesi.

Elle participe à l'exposition « L'art en mêlée » à l'Hôtel de Ville de Paris 5 pour la Coupe du Monde de rugby 2003, avant que la Fédération ne lui commande une toile dédiée au centenaire du rugby pirale de la victoire. La Fédération polonaise : de l'Automobile, désireuse de fêter ses 6o ans, vient de la contacter pour une exposition à Varsovie. Et en 2010, le musée Ferrari de Maranello accueillera ses oeuvres.

 

 

Rouen Magazine
Mars 2009

Hommage à Enzo et à la Scuderia Ferrari.

Après avoir fait les Beaux-Arts, Françoise Lemaître-Leroux se destinait plutôt à une carrière impressionniste. C'est sa rencontre avec Dali et l'hyperréalisme qui va donner une véritable orientation à son œuvre. Après avoir travaillé différentes disciplines sportives, attirée par la puissance du mouvement, sa rencontre avec la Formule 1 sera pour elle un véritable coup de foudre. En quelques années, sa force de caractère et son talent lui permettront de s'imposer dans cet univers d'hommes. L'artiste ayant réalisé plusieurs toiles destinées à immortaliser le mythe Ferrari, nous en avons sélectionné deux parmi les. plus représentatives. La première est un hommage à Enzo Ferrari et rejoindra prochainement le Musée de Maranello. La seconde, plus récente, est un hommage à la Scuderia Ferrari pour son troisième doublé consécutif. "Formules" a souhaité vous offrir ces deux œuvres en les reproduisant sous forme de poster dans le magazine.

 

Formules Magazine
Novembre - décembre 2002

A près avoir fait les Beaux-Arts de Rouen, Françoise Lemaître-Leroux se destinait plutôt a une carrière d'impressionniste. C'est sa rencontre avec Dali et l'hyperréalisme qui va donner une véritable orientation à son œuvre. Après avoir travaillé différentes disciplines sportives, attirée par la puissance
du mouvement, sa récente rencontre avec la Formule 1 sera pour elle un véritable coup de foudre. En quelques années, sa force de caractère et son talent lui ont permis de s'imposer dans cet univers de "machos". Après de nombreuses expositions, une toile réalisée en hommage à Ferrari (ci-dessous) et destinée au Musée de Maranello, elle prépare une manifestation fin septembre à Paris pour honorer la carrière de Jean Alesi, ainsi qu'une exposition pour Jaguar en 2003. En attendant (impatiemment) la suite..

Formules Magazine
Juillet - Août 2002

Françoise Lemaître-Leroux, un anniversaire à l'Atelier des arts

Françoise Lemaitre LerouxPour fêter ses trente ans de peinture, Françoise Lemaître-Leroux évoque son itinéraire à l'Atelier des arts de Rouen où une rétrospective de ses travaux est présentée jusqu'au 13 mars. De la musique à la compétition automobile, elle explore des thèmes qu'il n'est pas habituel d'associer.

Lorsqu'elle a commence à peindre, il y a une trentaine d'années, Françoise Lemaître-Leroux était encore très attachée au post-impressionnisme, mouvement qui a durablement marqué tant d'artistes normands. Ayant toujours aimé et pratiqué le dessin, elle se spécialisa un temps .dans le portrait. Par la suite, son travail évolua progressivement, passant par une période surréaliste, pour aboutir à une technique qui, aujourd'hui, l'apparente à l'hyperréalisme. Ce glissement peu banal ne fut cependant pas fortuit. Ayant eu la chance de rencontrer Dali, elle obtint du peintre catalan de très précieux conseils. Chacun sait combien cet artiste vouait d'intérêt au dessin, discipline lamentablement dédaignée, selon lui, par un grand nombre d'écoles d'art. Il semble bien que cette tendance ne se soit guère inversée depuis lors. Dali exhorta donc la jeune femme à travailler sans relâche, en ne comptant que sur elle-même. Perfectionner son style devint sa préoccupation majeure. L'énergie du maître, sensible à quiconque l'approchait, lui avait indiqué une voie qui allait la mener à une œuvre jalonnée de symboles.

Une manière de quête spirituelle

S'efforçant de travailler avec constance et détermination, Françoise Lemaître-Leroux allait bientôt se confronter à des thèmes nouveaux, souvent liés à l'idée d'effort, d'ascèse ou de perfectionnement de soi. C'est ainsi que la musique, le cheval, figure éminemment symbolique, le sport et les voitures de course allaient de plus en plus capter l'inspiration du peintre, au point de l'impliquer dans des projets originaux comme cette manifestation collective intitulée«L'art emmêlé, Au-delà du sport » que la Mairie de Paris consacra au rugby, ou la célébration du coureur Carl Lewis, œuvre entrée dans les collections du Musée olympique de Lausanne. Actuellement, c'est dans le golf qu'elle puise de nouvelles sources.

Outre le sport et le vrombissement des moteurs, qu'illustre une série d'oeuvres consacrées à la Scuderia Ferrari, la musique et le cheminement de la vie humaine sont des thèmes qui mobilisent l'attention de F. Lemaître-Leroux. « Tout part de l'intériorité, explique-t-elle. L'observation de la nature m'a, en cela, beaucoup appris. C'est par elle que je suis venue à la peinture. Et puis, au fil du temps, j'ai commencé avoir les choses sous un autre angle. Dans un tableau, les éléments qu'on représente doivent entretenir entre eux des liens intimes. Ils ne sont pas là par hasard. Tout ce que l'on inscrit sur la toile doit être porteur de sens. »

Dans les œuvres de cette artiste, le manège du monde se déploie dans le tourbillon du désir, célébrant les conquêtes de l'Homme et son constant besoin de dépassement.

L.P. - Journal d'Elbeuf
Mardi 10 février 2009

La Rouennaise qui "parle" aux Formule 1

La course automobile est à l'honneur au Conseil Général de Seine-Maritime, avec notamment le peintre Françoise Lemaître-Leroux.

A défaut de nouveau circuit, on doit pouvoir "revivre" celui de Rouen-les-Essarts pendant presque 3 semaines à l'hôtel du département de la Seine-Maritime. Seront exposées pas moins de 20 toiles grand format du peintre Françoise Lemaître-Leroux, pour qui se plonger dans le monde de la Formule 1 - pas vraiment des anciens Essarts - a constitué "un défi, une bataille".

Née à Dieppe, devenue Rouennaise, Françoise Lemaître-Leroux travaille depuis 7 ans dans son atelier d'Isneauville, à deux pas de la forêt. Alain Prost et sa Mc Laren blanche et rouge, Ayrton Senna et l'inoubliable Lotus-Renault noir et or de ses premiers triomphes, Jacques Laffite et une Ligier Bleue... french cigarettes, le baron rouge Michael Schumacher sont déjà au "tableau de chasse" de Françoise, désormais penchée sur la Mc Laren Mercedes de Mika Hakinen. "C'est très réaliste, mais je m'attache à interpréter quand même, explique la créatrice ; ici, je travaille, à l'acrylique, sur une plaque de métal. J'étudie les documents photo au besoin avec des lunettes-loupes de joaillier, puis j'opère avec de toutes petits pinceaux, sur le métal revêtu d'un apprêt. Enfin, je passe un vernis anti-UV. Je vis plus une confrontation avec la toile qu'au temps de mon impressionnisme. Je parle même à mes toiles, à mes Formule 1 !"

Bientôt à Monaco

Françoise fut l'élève de Robert Savary, Gaston Sébire, Albert Malet. Adepte de l'école de Rouen et de ses suiveurs, elle se voue au sport lors des JO de Barcelone en 92, pour une exposition d'un mois. Deux de ses toiles d'alors, dont un "Carl Lewis", rejoignent le musée du Comité International Olympique à Lausanne. Il y a un an, l'artiste venait de terminer une série sur l'équitation. Une exposition sur les chevaux... vapeur était prévue, dans le Calvados. "Cela ne s'est pas fait, mais j'ai décidé de continuer"

François Henriot - Paris-Normandie
Samedi 21 et Dimanche 22 avril 2001

Une Rouennaise aux JO

Tandis que son fin pinceau glisse sur l'une de ses oeuvres, Françoise Lemaître-Leroux a déjà la tête à Barcelone. Fidèle à l'esprit de la Charte qui régit le mouvement olympique vu sous l'angle culturel, l'artiste rouennaise entend servir et promouvoir les relations harmonieuses entre l'athlète de haut niveau et l'art. Françoise Lemaître-Leroux a gagné son pari : celui de présenter pour la première fois à l'occasion d'une aussi grande manifestation sportive, l'Art et le Sport. L'athlète et l'élégance. Le physique et la couleur.

Petit à petit, Françoise Lemaître-Leroux a donc tissé ses propres Jeux. Une inspiration de tous les instants qui aura duré des mois pour lui ouvrir finalement, du 21 juillet au 11 août, les portes de la célèbre galerie de la Reial Automobil Club de Catalunya à Barcelone.

Françoise Lemaître-Leroux exposera dans la capitale de la Catalogne une trentaine de toiles.

Couverture de Paris-Normandie
Samedi 1er et Dimanche 2 février 1992

 
 
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